pour tous ceux, qui ont aimé le premier...
La bataille entre le clan de Victor -le céleri enragé et d'Eraldit - le fenouil punk s'avéra terrible...
Venez nombreux à la maison de Sainte Savine à partir du 17 mai 08 pour en savoir plus....
Merci p'tite Dom pour cette belle surprise...
je prendrai soin de ne la distribuer qu'aux intimes ...
On m'a redit encore hier soir qu'elle était "crobelle" !
...et non, j'en ferai pas du papier toilette car enfin, bon
j'ai beau avoir les fesses propres, ca m'embèterait quand même !
si vous voulez en voir d'autres tout plein de ses dessins :
http://toumik.canalblog.com/

Enfin des nouvelles...ca commencait a faire longtemps, j'avoue.
Du coup, j'en profite pour vous montrer qqs photos des costumes
pour le spectacle "Amor fati fati amor", que j'ai réalisés en janvier.


Aurélie - Matières utilisées: soie rouge, crépon de soie rosé, maille chocolat.
Eric - Matières utilisées : crèpe beige, jersey gris, coton kaki et crépon de soie rouge.
...les manches grises ont été coupées entre temps....
Ici, mix de deux toiles.
Format : 26 sur 37 cms. monté sur feutre.
Techniques mixtes : collage, recup d'affiches, couture et autres....
Technique mixte : collage, couture, acrylique blanche, letraset, scotch, et autres...
Attention a ce que vous direz...
cette charmante demoiselle, tapie tel un arbre dans sa forêt, s'amusera a vous "chiper" vos paroles !
Costume : tissu technique plissé vert, jersey, matière organique maison, laine maison, fil de fer pour le chapeau.
Son costume fonctionnait bien surtout dans un environnement automnal...manque de lumière par contre dès que la nuit est tombé.
Faites lui confiance et laissez vous guider par ses paroles...
Costume : feutre rouge et tarlatane enduite d'argile, divers toiles coton, tissu technique marine, jersey, pommes de pin, laine feutrée maison et une petite loupiote au sommet de sa "capuche"...qui était un vrai calvaire a porter, si j'en crois les dires de Marj, l'actrice.
Fluidité et rondeur sont de mise pour cette inspiration aquatique et minérale.
Costume : soie, jersey, papier boucher pour son chapeau froissé ( lui aussi illuminé de l'intérieur...ce qui a été d'ailleurs une grosse galère technique !)
Goutte d'O, jongleur fanfaron hors pair.
Costume : maille et jersey, toile blanche trouée, tissu technique élastique, et chapeau moulé sur coquillage illuminé de l'intérieur. Les excroissances au coude et au mollet lui offrent de nouveaux réceptacles de jeu.
Piercueille n'est pas content de voir tant de gens envahir son espace....
Costume : maille, peau, coton. Assez technique de réalisation car se devant solide.
Cléo, l'acrobate, sur son mas chinois, réalise de droles de pirouettes....souvent la tête en bas !
Merci à Caro de Lilles pour ces retouches précieuses et ses chausses d'enfer !
Elle n'a pas l'air très heureuse avec sa coiffe ( faite maison par Célia) mais il faut savoir que la demoiselle sera quand même perchée à 15 mètres de haut sur une pitite plate forme de 90 cms....chapeau bas Dame Chouette !
Oeuvre de Clément, notre ami tricoteur....
Célia, notre Arachna locale, évolue dessus dessous suspendue comme par miracle par un fil invisible.
Clichés du spectacle : les musiciens ont muté en animaux, un oiseau siffleur virvole entre les arbre au grand plaisir du public, les fleurs se veulent flottante et lumineuse, les livres ont pris leur envol et se métamorphosent par le feu en "Papliers"....
C'était chouette cette nouvelle aventure avec le vent du Riatt. Petite baisse de tension du coup!
J'en profite pour vous préparer les photos finales, histoire de rester dans le bain encore un peu..
Voila quelques photos des autres essais textile et origami.
Essais lumière pour le futur chapeau...j'adore.
Merci a Alain pour sa super technique de froissage. Vous avez le lien de leur assos "Le Crimp" si voulvoul.
Beaucoup de taff pour le spectacle du 28 octobre.
Que dire....
J'me suis lancée sur A3. C'est bcp plus agréable mais je me sens encore quiqui...besoin d'encore plus grand format !
Sinon, le carton boit bien. C'est une bonne surface pour peindre bien sec. Et pis, c'est pas blanc...le blanc ca fait peur.
L'aspect matiéré me plait bien. C'est ce genre de chose que je cherche à développer...tjrs ce "laché maitrisé" !
Limite, l'archi est encore trop détaillée par endroit.
....Ché pas vous en pensez quoi ?!
J'ai évité de zoomer sur les mains...aime pas ben ca, les mains moi...
j'vais pt'être les dessiner manchos mes Diouas ....
En ce moment, je moule du papier mâché sur un gros coquillage.
Vous allez vous dire...mais y en a vraiment, y zon rien à foutre de leur journée!
Sauf que moi, j’ai une bonne excuse…ce moulage est censé servir à la conception d’un chapeau pour le spectacle du 28 octobre. Je dépense ainsi une énergie certaine à mouler du papier sur un gros coquillage. Mais quand je dis gros…maous costaud, le coquillage…énorme, comme ca au moins…si si, j’te jure !
D’ailleurs, vous saviez vous, que chaque coquillage est bien, c’est toujours un escargot de mer, qui le construit… jours après jours, avec tous ces petits oligo-éléments en force, il en chie l’escargot. Alors que le Bernard l’Hermite lui, il squatte les baraques des autres ! Il a tout compris Bernard.
Bon, tout ca pour dire que je moulais, je moule et je moulerai du papier…je l’encolle, soigneusement, sur la forme extraordinaire de ce dit coquillage. C’est assez gore comme tout papier mâché, qui se respecte…il vous encolle plus les mains que le papier…dès que vous avez le malheur de toucher quoique ce soit…la casserole des pâtes qui cuisent, le téléphone, le chat... c’est mort… toute la baraque finit encollée du sol au plafond… dans un énorme glaviot géant…et même, lorsque l’on arrive par miracle à s’extraire de cette méga toile gluante et que l’on tente une sortie vers le lavabo de la salle de bain…certains bouts réfractaires arrivent à se coincer - vislard - dans l’interstice du bouchon métallique du siphon du lavabo - histoire de vous rappeler qu’IL n’est jamais vraiment très loin…comme Freddy !
…Ben… IL… le papier mâché…non, pas Freddy…alors, faut suivre. Ah, vous n’entendiez pas car vous n’aviez pas pu vous échapper du glaviot géant …j’comprends, ca fait toujours ca la première fois… faut s’entrainer…c’est tout un art !
Comprenez, maintenant comme je suis entrainée…c’est devenu un jeu d’enfant…colle…papier…rien toucher…plus d’eau…papier…direct laver les mains…laisser sécher…démouler doucement avant que ca soit complètement sec...ne pas déchirer …hop, ca y est…un coup de sèche cheveux …accrocher, c’est peser.
Heureusement, car je dois en mouler plusieurs…des coques en forme de coquillage... je lave donc après chaque utilisation cette précieuse « maison à mollusque » …consciencieusement à chaque fois, afin d’enlever les moindres traces de résidus de colle ou de papier. Enfin, j’ai jamais du le faire vraiment à fond car ce matin, en laissant couler le flot d’eau vers le cœur du coquillage…des petits merdes noires et un jus maronnâtre suspect s’en écoulent.
Très vite, mon esprit ne faisant qu’un tour…j’en déduis que cela doit être l’ancien habitant …ou Monsieur Mollusque le valeureux, qui a sué de ses mains pour bâtir cette belle coquille nacrée ou bien Monsieur Bernard le fainéant, bien plus malin qui se serait emparé de la demeure après le décès de l’ancien proprio…en même temps, j’le comprends l’Bernard …c’est comme les squattes à Paris…c’est débile de laisser des locaux vides alors que la moindre chambre de bonnes vaut 800 euros par mois !
Mon cerveau est en pleine effervescence quand un tintement m’interpelle …quelque chose vient de glisser et roule concentriquement maintenant puis se love finalement dans le creux du lavabo. Je m’en saisis…Cela me semble être …un anneau… mais si petit…j’arrive à peine à le retourner entre mes doigts. Il a une pierre bleu en son centre.
Mais, qu’est ce que c’est que ce bordel…ne me dis pas qu’il vient du coquillage…l’anneau est minuscule …comme s’il avait appartenu à un enfant. J’retourne dans tous les sens ma coquille …comment est ce possible…je l’aurais entendu…au moins un bruit venant de l’intérieur…une résonnance…l’écho lorsque l’anneau percutait les parois…Il y a à peine la place pour qu’il puisse sortir. Si pourtant, ca a l’air d’être possible… l’anneau est tellement riquiqui, de la taille de l’annulaire de Poucette. Y en a qui ne connaissent pas Poucette…faut revoir vos classiques, les gars ! Un petit bout de femme pas plus haute qu’un pouce, d’où son prénom.
Je cale le coquillage sur la machine à laver. Je m’approche du halo lumineux de la lampe pour tripatouiller, en tous sens, cette bague ridicule mais si précieuse à la fois. Comment un orfèvre a pu ciseler un objet d’une taille si petite…un travail d’une finesse extrême.
Tu délires Caro…pourquoi une bague serait venue se nicher dans un coquillage…tu as trop lu de contes de fées, enfant…ca a endigué à vie tes conduits de réflexion…c’est un p’tit morceau de métal, voila tout …mais non, regarde il y a un saphir au milieu…un saphir, tout de suite les mots, qui en jettent… ah non, j’vous jure…c’est vraiment une bague, toute pitite mais bien une bague.
Pour une fois qu’il m’arrive quelque chose d’extraordinaire dans ma vie…j’ai toujours attendu ca …c’est la sorcière de la rue Surgale, qui m’a jetée un sort...je l’savais qu’elle était louche, cette vielle harpie sortie de nulle part avec ses paroles de vipère ! Depuis, j’ai posé l’anneau près de moi sur la table et je lui jette des œillades discrètes mais fréquentes – histoire de voir s’il se ne passe pas un truc de ouf, que je ne voudrais surtout pas manquer…ah, ca c’est sur !
Allez...j'agrandis encore le cadre.
J'ai un peu reserré la palette de couleurs par contre - histoire de
pas trop me perdre. C'est pas forcément définitif...
La typo est un essai...d'ailleurs le texte colle trop pas à l'image...
le perso a bien l'air content mais pas forcément exité...
"Grouille-toi . Tu sais bien qu'après, on ne trouve plus d'attrapetrouilles !"
Voila une deuxième version, retouchée à l'ordi.
Pour ma part, je trouve ca un peu con d'avoir un rendu ordi
quand on en a chié avec la peinture...
puis y a déja trop d'ordi partout, non ?!
Ca gagne en dynamsme par contre...
je taffe des fois ...
Ce mois ci, c'est le mois de la couleur... je me lance ...
Méthodique : le même croquis, jusqu'a étouffement de ma part...
Conclusion : vive la peinture...je ressors mes pinceaux mais je garde l'idée du mix fond ordi et peinture main.
Je ne suis pas convaincue par la craie. Il faut aussi que je bosse en plus grand pour vraiment avoir un traité laché.


Lundi dernier :
J’ai voulu allé dessiner dehors …
Petit soleil tout doux de septembre, journée animée après weekend festif …tout va bien…
Sam et Rémi sont partis de leur coté entre hommes...et moi, je commence ma quête de l’endroit idéal à « croquer »…Je déambule donc dans Troyes lorsque je tombe sur une jolie petite maisonnette en retrait de la route. La rue est peu passante et je me dégote même un petit parapet ou je peux poser mon g… cul.
Parfait - l’ensemble est dégagé : devant la maisonnette, qui en réalité me tourne le dos, s’étale un jardinet...enfin, une bande de pelouse. Derrière la maison et quelques arbres, apparaît la tête de la cathédrale - Euh, on va dire d’une église car vous verrez plus tard que sa dénomination a été source de problème. Au premier plan, une barrière de bois, plus toute fraiche, clôture la pelouse. A bâbord, le soleil me donne une bonne zone de lumière sur une façade latérale, qui contraste avec la maisonnette à contre jour.
En y réfléchissant bien cette maison a un drôle d’air…comme les gens, lorsque l’on dit pour aucune raison… « ah, celui la j’le sens pas »…J’aurais du aiguiser mon flair et aller renifler de plus prés autours de mon « dit » sujet d’observation. Elle a un petit coté de guingois cette bicoque, qui ne me reviens pas et pis d’abord, il lui manque une aile…deux fenêtres au rez-de-chaussée et seulement une au premier...c’est louche ! Enfin, souvent c’est parce qu’il y a imperfection, que c’est intéressant justement. Moi j’dis ca j’dis rien …..
Bon, je suis quand même postée la pour dessiner avec la ferme conviction de ne surtout pas me juger. C’est la tendance en ce moment…zen attitude...Pas d’autocritique ou quoi que ce soit, qui pourrait décourager mon « fabuleux talent »…
Le défit du mois étant d’essayer de peindre le paysage qu’avec des masses de couleur afin de retranscrire principalement l’ombre et la lumière. Voyez le peintre De Staël …et bien tout pareil mais en moins abstrait… pour ceux qui connaissent pas, y a internet sinon…enfin, tu vois le genre...Je veux un truc dynamique mais en même temps avec un traité juste mais efficace...Facile !
J’en suis là de mon challenge intérieur quand je m’apprête donc à commencer mon dessin. Pour le moment…pas de désagréments. Parfait – Je sors mon attirail…crayon pour le moment, on va déjà se tester en noir et blanc…Toujours rien d’extraordinaire… le croquis est médiocre…Ouh la, j’avais dit : pas d’autocritique….c’est vrai… j’oublie vite …un croquis de recherche comme tant d’autres, qui m’a surtout permis de bien observer la scène.
J’y vais ?! …je change de feuillet et me lance donc direct avec la peinture… je sors les pinceaux, l’acrylique, l’eau, …enfin, tout le bardât...j’en ai plein les pattes. Je jongle avec le carnet dans une main, je stabilise les pinceaux entre les dents….je verse un peu d’eau dans un godet minuscule, qui est censé s’accrocher sur le bord de mon carnet…ca veut pas...je force…- ah, pas de chiffon…c’est fâcheux.
Par où commencer…zones de lumière puis zones d’ombre comme en aquarelle…ou poser les ombres tout suite comme avec le crayon…danger…ok, comme d’hab, au feeling un peu d’ocre par là, du terre de sienne pour la façade…trop sombre, une touche de blanc pour rehausser …tiens on m’parle ?!
Plais t-il ? Je cherche du regard.
Une femme, du trottoir d’en face.
« Vous faites quoi ? » d’un ton sec et inquisiteur.
« Je dessine. Pourquoi ? »
« Vous dessinez quoi ? » pas bonjour, ni merde. Agression direc !
« Bah, l’ensemble. » Je fais un geste vague de la main. J’ose pas lui dire que c’est sa maison précisément, que j’dessine …elle est foutue de me dire d’arrêter.
« Pourquoi ? » Décidément, c’est une mani…
« Parce que c’est mon métier. Je suis dessinatrice. » Bah, y a des fois dans la vie faut assumer. En plus, si ca pouvait lui clouer le bec…
Ca ne marche pas… « Vous êtes de la ville ? »
Drôle de question. « Euh, ouaih…j’habite à Troyes. » Mais qu’est ce qu’elle veut bien dire par là ?
« Vous faites quoi ? »
Encore. « Je dessine votre maison. »
« Pourquoi ? » Elle est sourde ou bouchée ?!
Mielleuse. « Parce qu’elle est jolie, votre maison. » On va essayer de la jouer fine. Toujours zen et véritablement pas agressive. Je tiens à le dire car dans d’autres circonstances, j’aurais pu être, sans le vouloir un peu sur la défensive. Mais la au contraire, je suis d’un zen.
« Hein…vous dessinez quoi ? » Le hein agressif. Du style mais qu’est ce qu’elle me dit la…
« Votre maison...les arbres…la barrière…la cathédrale…. » cui cui les petits oiseaux…
Elle me regarde sceptique et repart dans son monologue sur les feuilles.
Je n’entends plus que d’une oreille …bla bla bla les feuilles…bla bla bla la ville…
« J’peux v’nir vouar ? » Ah, c’est ca qu’elle voulait...
« Oui, si vous voulez… » J’aurais du me méfier mais j’vous ai dit… aujourd’hui, c’est zen attitude.
Je vois alors une p’tite bonne femme à la démarche claudicante s’avancer vers moi. Je ne me suis pas encore penchée sur l’analyse du personnage. Petite, voutée, les cheveux grisonnants en bataille, un pull vert aux manches mi-longues, laissant s’échapper des bras fripés exsangues. Le mot est un peu fort, mais j’trouve qu’il en jette!
Elle se cale derrière mon épaule gauche.
« Mais, c’est pas ma maison ça ! » dit-elle d’un ton dédaigneux.
« Ba si. » J’ai rien de plus intelligent à dire.
« Mais, elle est moche. Il est vraiment vilain votre dessin.» Le ton est trainant sur le vraiment. Comme si j’étais vraiment la dernière des crottes.
« Et ça, qu’est ce que c’est ? » Elle pointe de son droit crochu le haut de mon dessin.
« La cathédrale… »
« Pfluh…C’est pas la cathédrale. C’est l’église St Nizier. Vous n’êtes pas de Troyes.»
« Vous êtes sur ? J’crois bien, que c’est la cathédrale. Enfin, peut-être. » Je me pose vraiment la question car qui sait, elle a peut-être raison la vieille. Même si je suis dans l’optique, qu’elle est complètement folle.
« Eh pis, c’est votre boulot ?! Parce que vous êtes mauvaise. »
…
« Mais alors mauvaise ! »
…
« Nulle. »
« Bon, allez Madame… merci mais rentrez chez vous. » Elle continue à s’acharner.
« Merci, j’ai compris.Ca suffit maintenant. » Elle commence à m’agacer …je ne suis pas venue ici pour me prendre des commentaires abusifs d’une vieille folle. Mais non… v’la qu’elle ne veut plus décoller et qu’elle s’acharne à me répéter que je suis vraiment la plus mauvaise dessinatrice du monde. Mon regard fuit sur son pull vert criard, qui lui aussi m’agresse.
« Laissez-moi tranquille. Partez. » Je crève d’envie de lui dire « dégage » mais zen attitude oblige…je reste correcte.
« Laissez-moi tranquille… » pour la dixième fois. Elle m’agasse sévère. Je me tourne vers elle et lui dit :
« Vous savez Madame. Vous me faites pitié. » Qui est pour moi la pire des insultes polies. A ce stade de la conversation, je suis à mon comble de la retenue courtoise. Mais, j’ai peur qu’elle s’énerve et qu’elle me fasse une vacherie. Je ne suis pas, à dire vrai, en mesure de me défendre en cas d’attaque de sa part. Ma situation est délicate : mon carnet de croquis est posé en équilibre précaire sur le sommet de mes genoux ; j’ai des pinceaux dans la main gauche, le tube d’acrylique à droite, le sac coincé entre les jambes. Heureusement, notre joute reste verbale.
Du tac qu’au tac. « C’est vous, qui me faites pitié ! » C’est fou cette répartie…elle n’a pas l’air d’être si folle que ca. Cette pensée me trouble.
Ah, elle veut jouer à ca…pas de pitié…« Vous savez quoi. Je dessine votre maison car on va venir la détruire bientôt. »
« Pourquoi vous dites ca ? »
« Car vous m’embêtez – vous remarquerez l’emploi du verbe embêter et non de son homonyme emmerder- car je ne sais plus quoi dire pour que vous PARTIEZ ! »
« Ah mais, en plus d’être mauvaise, vous êtes aussi méchante.»
Méchante…méchante…méchante, ce mot résonne dans mon oreille gauche, qui a été contaminé par sa bave de crapaud. Quelle sorcière ! Dernière parade : l’indifférence. Mais j’ai beau faire, je ne peux pas continuer à quoi que ce soit si elle reste la. Après d’innombrables versés sur ma méchanceté, elle se décide ENFIN, à retraverser la chaussée…puis à réinvestir son antre.
C’est fou cette histoire. Ce qui me trouble le plus, ce n’est pas ces dires sur mes prétentions à vouloir reproduire la réalité mais bien, cet excès de haine et de méchanceté gratuite. Je n’avais pas subi un tel acharnement depuis le Collège. Comment pouvais je me douter que, même à Troyes des Tati Danielle guettaient, tapies derrière leurs rideaux, prêtes à bondir sur de tendres créatures frêles et innocentes.
Malgré la zen attitude, je n’ai pas pu finir mon dessin…
Comme parade de vengeance, j’hésite encore :
- Aller dessiner tous les jours devant sa maison…coûte que coûte.
- Lui envoyer un trac d’avis de démolition pour sa maison.
- Lui créer un personnage et la mettre en images.
Qu’elles sont vos suggestions ?
Commençons par un petit classique recolorisé...
C'est tjrs plus ou moins d'actualité...
mais attention, le Romain est en pleine mutation en ce moment